Fredericton / L’histoire coule en elle

L’histoire coule en elle

Si la rivière Saint-Jean pouvait parler, elle aurait de merveilleuses histoires à raconter sur le passé de Fredericton, qu’elle traverse depuis des siècles.

Elle fut un lieu de passage saisonnier pour les populations des Premières Nations Wolastoqiyik (ou Malécites) et Mi’kmaq qui pêchaient, chassaient et cultivaient ces terres fertiles et le lieu d’une fortification française de la fin du XVIIe siècle, dont les habitants ont survécu jusqu’à ce que la rivière elle-même les inonde.

Elle fut une terre d’accueil pour les Acadiens francophones dans les années 1730 qui ont alors nommé cette nouvelle colonie Pointe Sainte--Anne jusqu’à leur expulsion par les Britanniques au milieu du XVIIIe siècle.

Elle fut témoin de l’arrivée des loyalistes en 1783 et de leur tentative de survivre dans des tentes au cours d’un hiver canadien, hiver qui fut fatal à nombre d’entre eux, et de la colonisation réussie par les survivants. Tous ces événements ont contribué à la croissance d’une communauté, à l’apparition du nom « Fredericstown », à la désignation de la ville en tant que siège des autorités provinciales et à en faire le lieu de naissance de l’armée canadienne.

Oui, si la rivière Saint-Jean pouvait parler, elle raconterait l’histoire d’une ville diversifiée et riche sur le plan culturel. Une histoire faite d’échecs mais, surtout, une histoire d’entrepreneuriat, de fierté, de détermination et de réussite.

Puisque la rivière ne peut pas parler, les gens du coin racontent ces histoires aux visiteurs qui se rendent dans des lieux historiques comme la Résidence du gouverneur, le Quartier historique de la garnison, le Marysville de Boss Gibson et le Village historique de Kings Landing situé à proximité ou par l’intermédiaire du site Web de la Fredericton Heritage Trust, où il est possible de télécharger des visites autoguidées de la ville.